mardi 4 janvier 2011


L'Afrique nous attend...

Le voilier est certainement en sécurité au port, mais tout le monde sait que ce dernier est fait pour la mer. Dans quelque temps je quitterai ma patrie pour découvrir un continent, un pays, une ville, une famille, une terre inconnue pleine de mystères et d’histoires à me raconter. J’aimerais vous dire qu’avec tous ces cours que nous avons eus, tous ces films, documentaires et livres que nous avons lus que nous connaissons le pays dans lequel nous nous en allons, mais cela serait faux. Évidemment, je peux vous donner des statistiques, tout le monde peut, mais il y a de ces expériences qui doivent être vécues, respirées, goûtées, suées, marchées, etc. Je troque mon sapin pour un baobab, ma tuque pour une casquette. J’amène avec moi ces mêmes yeux avides d’images et de découvertes, ces mêmes pieds qui me feront fouler la terre des hommes intègres et ce même cœur qui je l’espère, sera submergé de bonheur. Il y a un an, je me suis engagé au sein d’un groupe ne sachant jamais à quel point, 12 mois plus tard, je serais inspiré par cette union. Je comprends aujourd’hui plus que jamais auparavant la force d’un groupe. Comment me sentir loin de chez moi alors que j’amène avec moi en quelque sorte une famille? Oui comme toutes bonnes familles nous avons eut de bons et de mauvais moments, mais au-delà de tout, nous nous sommes soutenus et aujourd’hui partons fier et confiant vers l’aventure.

Anthony Bergeron 4 janvier 2011

samedi 27 février 2010

Voleurs d'enfance! (Vanessa Simard)

Pour tous ces enfants d'ici ou d'ailleurs qui n'ont pas eu d'enfance!
Pour tous ces enfants, à qui on brime toute forme de liberté, pour ces enfants qu'on prend pour des adultes, que la pauvreté et la mort arrachent des bancs instructifs, pour ces enfants qu'on corrige par des fessées, en pensant que c'est comme ça qu'on apprend, pour tous ces enfants qu'on place aux champs et aux tâches ménagères, pour tous ces enfants qui n'ont pas eu la chance d'être aimés, ceux qu'on laisse dériver dans un petit panier de paille!
Pour ceux dont on oublie l'existence et les normalités, pour ceux qui n'ont jamais eu la chance de s'amuser, de laisser échapper des cris de joie!
Pour ceux qui subissent des châtiments,, a qui la peau est marquée en signe d'appartenance à une race donnée. Pour tous ces corps modifiés, mutilés, atrophiés!
Combien de larmes voudraent s'échapper des yeux de tous ces petits!
Ah! toute cette colère refoulée, ces regrets qu'on voudrait atténuer!

Donnez à ces enfants ce qui leur revient, donnez-leur la chance de s'épanouir, de s'émerveiller devant les mystères de la vie, laissez-leur le temps de bien s'ancrer les pieds, d'apprendre comment la vie se vit, comment la vie fonctionne!
Pour l'amour de Dieu, laissez-leur vivre leur vie d'enfant!!!

L'Incomparable (Sarah Brouillette)


Il est né en 1902, a fait l'école et peut encore de mémoire citer sa première dictée du primaire par cœur. Un homme d'une intelligence fougueuse et inouie. Il devint rapidement l'homme qui enseigna et non plus l'enseigné. Puis vint la journée qui changea sa vie: l'entrée en guerre des tirailleurs sénégalais. "9 mois à pied, attirail au dos, sac de riz sur l'épaule... Nous sommes partis 8000 et sommes revenus 33. Toubrouk! Ben Ghazi! Blessé au dos, portant encore des séquelles physiques et psychologiques (rancœur sur la reconnaissances par les français de leur contribution). Après la guerre, il entra au service des Eaux et Forêts, au Bénin puis en Haute Volta. Il délimita les parcs et réserves forestières, compta les arbres. "Pas à pas, pas à pas, pas à pas, pendant 3 ans..." Il a visité le monde, est passé sous le Mur de Berlin, fut reçu par les Grands de ce Monde, fut celui qui introduisit canne à sucre, manguiers, eucalyptus, aloès au Burkina...
Il a donné trois écoles àBanfora, et une rue en capitale et à Banfora portent son nom!
Ilest grand ce burkinabé, il a travaillé pour sa patrie!
Et comme il le dit si bien, "crocodilus amphibianus, cochon va!
Léopold Sanion Pertiu

mardi 16 février 2010

Philosophie à la Tiennou

Insaisissable Afrique!
En quête de l'Essentiel, de mon essentiel.Je te retrouve après 3 ans, et c'est la fin de ma trilogie burkinabé, du moins en fonction officielle de chef de mission. Rien ne m'avait préparé à te rencontrer, à me laisser envahir par toi, jusqu'aux tréfonds de mon âme! Te connaître de loin, dans l'univers théorique de la pensée magique, du rêve inaccessible, d'un autre monde méconnu, ou on parle de toi de tant de façons, ou tant d'idées préconçues circulent sur ton compte, vantant tantôt tes mérites, ou te décriant comme un continent oublié des dieux, loin des affres de la mondialisation et de son cortège de surconsommation, de déshumanisation. L'Afrique que je connais change rapidement, et me fait le même effet!
Sauras-tu résister à ce rouleau compresseur ?
Demeureras-tu vierge, sauvage, profonde, ouvrant ton coeur et tes bras à ton humble étranger qui te demande l'hospitalité. Jusqu'à la prochaine fois!
Afrique, je m'abandonne à toi et t'appartiens!
Inch Allah!

Journal de Sarah et Émilie, journalistes d'un jour

Une des journées les plus mémorables de notre trip! Tout a commencé par une journée plutôt coutumière: discussions, rires, bouffe à la Fatim (miam,miam)Sieste, puis... Beurre de karité!
Cette après-midi là, nous avons pu faire dans notre vie africaine un second tour de bâchée. On est douées pour se tenir en équilibre. Arrivées à destination, nous avons découvert dans le secteur 8 une vingtaine de femmes jouant dans des plats géants de pudding au chocolat!. Mon Dieu que ¸ça semblait bon!
Après avoir appris comment faire le beurre, quelques filles ont tenté l'expérience. Graisseux, et moelleux! Nous avons adorer nous plonger les bras dans le mélange onctueux!
Jeudi et vendredi, furent des journées de stage et nous pouvons dire qu'elles sont toujours plus enrichissantes que les précédentes.
Finalement samedi, journée d'escalade, de chaleur et de sueur! Après un tour de car poussiéreux, nous sommes arrivées à destination. Les fameux troglodytes. La montée fut des plus exigeantes, mais une fois rendues au sommet, tout fut oublié. Les vues qui s'offraient à nos yeux étaient des plus belles. Après le dîner, nous sommes parties découvrir les fameux pics de Sindou. Paysage sublime. Toute la beauté du Burkina à l'état pur!
Pour finir cette journée, nous sommes allées manger au McDonald. Avec un brin d'imagination, nous aurions pu nous croire au Québec!. Spaghetti à la sauce boulonaise (C,est écrit sur le menu) ou hamburger!
Lundi et mardi, deux autres fabuleuses journées de stage! Avec la chaleur frôlant les 40 degrés, nous vous prions de prendre soin de la neige!

Qui dit pluie.


Ah que la pluie a mouillé
Ma vitre est un jardin aquatique
Ah que la terre a bu
Deux heures d'orage intense

Pélerinage aux dômes


Expérience spirituelle unique. Je me sens sanctifié

Au Lac Tangréla


juste pour le plaisir des yeux

Les mains dans la pâte


Après-midi mémorable avec les femmes du secteur 8. Nous avons acheté toute la production au grand plaisir de tout le monde